| "Aujourd’hui, toute personne s’intéressant à l’Asie -ou observant une carte de l'océan Indo-
Pacifique- s’attarde immanquablement sur la péninsule coréenne, soit à cause de sa réussite
économique au Sud avec les 4X4 Hyundai, les ordinateurs et les téléviseurs full-HD
Samsung…. sans compter sa production cinématographique.
Et qui se souvient que la Corée était une colonie du Japon depuis 1905, avant sa partition à
l'issue de la deuxième guerre mondiale ? (Cette partition n'avait été reconnue ni par les
Russes, ni par les USA, d'où l'origine du conflit)."
"Mais ce sont surtout les tout récents événements qui nous interpellent, avec le
missile lancé par la Corée du Nord en direction du Japon il y a quelques semaines,
sans compter la volonté de produire des armes nucléaires". 
"Tout comme l'Allemagne après la construction du mur de Berlin, le pays coupé en deux
était voué à une coexistence… schizophrénique, avec incidents de frontières et morts
violentes."
"Personne n'en fut ému en Occident, car chacun pensait que tout allait continuer comme
avant."
"Il est vrai qu’à leurs yeux, depuis l’écrasement du Japon, l'océan Pacifique était devenu
une sorte de paisible lac anglo-saxon sous la protection du grand patron MacArthur, et s'il se
produisait quelques incidents en Corée, cela ne devait et ne devrait jamais constituer un
casus belli : telle était donc la doctrine en vigueur au Pentagone jusqu’à ce que, le 15 août
1948, Mac Arthur se rendit à Séoul afin d'assister à l'installation de Syngman Rhé comme
président de la République sud coréenne.
Dans son discours, il surprit tout le monde en déclarant que la partition de la Corée
était "une des grandes tragédies de l'Histoire moderne".
Puis au moment des petits fours, il ajouta en aparté qu'il défendrait la Corée " comme si
c'était son propre pays, comme si c'était la Californie... ".
"Cinq semaines plus tard, le samedi 24 juin 1950, il était cinq heures du matin
à Tokyo lorsque 1000 canons russes de calibre 122 mm ouvrirent le feu tous en
même temps, dressant un mur de flammes et d’acier sur tout le 38e parallèle
séparant la Corée du nord de la Corée du Sud.

Ce qui fit dire à Mac Arthur que la Corée du Nord avait "frappé à la vitesse
d’un cobra ".
Aussitôt treize pays -dont la France- se préparèrent à prendre part aux combats en Corée si
les Etats-Unis engageaient leurs troupes.


Tandis que la Corée du Sud se voit réduite à la poche de Pusan, le général
MacArthur contre-attaque sur les arrières de l'ennemi (à Incheon) par une opération
amphibie audacieuse et néanmoins géniale qui va inverser le sort de la guerre.

Opération INCHEON : L’escorteur français « La Grenadière » en Mer Jaune (déchaînée)

Troupes Aéroportées Alliées larguées sur Anju

Utilisation des premiers hélicoptères à INCHEON
 
PROGRESSION DES FORCES ALLIEES MANDATEES PAR L’ONU
SOUS LE COMMANDEMENT DE MACARTHUR

Guerre de COREE (1ére PHASE)
CARTE GENERALE DES OPERATIONS
(ENTRE LE 15 SEPTEMBRE
ET LE 24 NOVEMBRE 1950)
Le 26 octobre, certains éléments avancés de l'ONU atteignent le fleuve Yalu, où
elles se heurtent soudain, contre toute attente, à des multitudes de nouveaux
combattants d’origine chinoise…
En effet, la menace américaine à la frontière mandchoue, la nécessité de porter secours aux
nord-coréens désormais dans une situation désespérée, mais surtout la volonté des
dirigeants chinois de contrer la stratégie des états-Unis... ont convaincu la Chine d'intervenir
directement sur le terrain.

Affiche de propagande maoïste pour les « Volontaires » Chinois en Corée
Au moment des négociations commencent le 10 juillet en Corée-du-Nord, à
Kaesong, les négociateurs de Mao vont se montrer très tatillons sur la
question de ces « volontaires » nord-coréen et chinois faits prisonniers par les
Alliés, et pour cause : la plupart d’entre eux ne veulent pas être rendus à leur
propre armée et retomber ainsi le joug du « Grand Timonier »…

GUERRE de COREE : DEUXIEME PHASE
LA CONTRE ATTAQUE DES TROUPES de MAO COMMANDEES par LIN PIAO
(Le maréchal Lin Piao sera liquidé quelques années plus tard par Mao, après avoir
été ministre de la défense de la République Populaire de Chine. Il a été réhabilité
lors des cérémonies du 80 eme anniversaire de l’Armée Populaire Chinoise en 2007)
Dernière contre-attaque de MacArthur qui force les Chinois à quitter la Corée du Sud.
Le front se stabilise définitivement autour du 38e parallèle.

« Le front ayant été ainsi stabilisé, des négociations de paix plus ou moins secrètes
s'engagent tandis que se poursuivent le long du 38e parallèle des combats terrestres
et aériens.
Deux choses apparaissent alors clairement, confirmant l’analyse initiale de Douglas
MacArthur :
- premièrement : la guerre de positions prônée par Truman rend la stratégie de
défense active de l'ONU très coûteuse en vies humaines.
- deuxièmement : les troupes communistes n'auraient certainement pas pu soutenir
une nouvelle offensive conventionnelle, et encore moins nucléaire (ne serait-ce qu’au
niveau de la menace);
Ce que Joseph Staline avait parfaitement compris dès le début : c’est donc le
représentant de l’Union Soviétique aux Nations unies qui propose l'ouverture
de discussions entre les belligérants afin de parvenir à un cessez-le-feu.
Nous sommes le 23 juin 1951… un an après le début du conflit.
Peu après, ne partageant pas la vision géopolitique de MacArthur (à qui
l'histoire du monde donnera raison), le président américain Truman destitue le
général. Il est vrai qu'il craignait son immense popularité, confirmée par
l'accueil enthousiaste réservé la ville de New York a MacArthur .
|